categories

Affichage des articles dont le libellé est Legendes ardennaises. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Legendes ardennaises. Afficher tous les articles

dimanche 23 septembre 2007

Roc la Tour


Jusqu'à ces derniers temps, la légende du Roc la Tour n'était guère connue que des habitants des villages alentour.

D'après une version, un seigneur avait une femme jeune et belle, fière et ambitieuse, mais sans castel digne de l'abriter.
Il vit un jour venir à lui un personnage qui le fit rougir de sa pauvre maison et lui proposa, en échange de son âme, de bâtir un magnifique château où sa femme aurait enfin une demeure digne d'elle.
Le seigneur reconnut le diable et conclut le marché. Selon son habitude, messire Satanas devait construire l'édifice en une nuit, avant le premier chant du coq. Il se mit au travail avec son équipe de lutins et de diablotins. Le Château était terminé, seule la dernière pierre allait être déposée, quand un coq chanta au fond de la vallée. Le diable était pris.
Dans sa colère, il jeta sa toque contre les murailles, et tout s'écroula. Ces débris forment, aujourd'hui le Château de la Tour.
Y eut-il jamais un château bâti de main d'homme sur ces rocs dont la situation est si dominante ? La chose est peu probable. Les archéologues n'y ont trouvé aucun vestige et les gens du pays n'ont conservé aucun souvenir d'un château-fort en cet endroit.

les dames de meuse


Un beau matin d'amour,le compte de Rethel
En son manoir reçut trois preux, les fils de Hierges;
Les filles du comtes étaient trois blondes vierges,
Qui promirent aux preux un amour immortel.
Avant leur pauvre amour, les trois preux sur l'autel
Avaient juré d'aller combattre en Palestine.
Ils partirent un soir, la croix sur la poitrine,
A leurs dames laissant la garde du castel.
L'amour chasse l'amour, quand l'oubli se prolonge,
L'amour, l'amour félon chassa l'amour juré ;
Mais voilà qu'une nuit, dans le castel muré,
Une terreur passa, comme un horrible songe.
Dans le ciel noir immense, il planait des lueurs ;
De la terre profonde, il montait des clameurs,
Dans l'enfer où pleurait une lugubre plainte.
Les Croisés avaient pris Jérusalemn, la sainte.
Tandis que dans les bras de leurs amants peureux
Les dames du castel ont trahi les trois preux,
Autour du Saint-Sépulcre, à la lueur des cierges,
Sont ensemble à genoux les trois preux, fils de Hierges.
Mais de dure façon, le Seigneur les vengea ;
Sans pitié, pour toujours, la nuit même il changea
Les dames du castel en trois roches énormes
Qui dressent à jamais leurs trois spectrales formes.
Sur la Meuse, depuis, tristement nuit et jour,
Que renaissent les fleurs, qu'elles s'ouvrent ou meurent,
Les Dames du castel, les traitresses d'amour,
Immobiles rochers, éternellement pleurent.


Selon la légende, ce site est le témoignage grandiose de l'adultère puni des Dames deMeuse. Les"anciens" nous racontent comment les trois fils du seigneur Hierges, après avoir épousé Berthe, Hodierne et Ige, les trois filles du seigneur de Rethel, partirent pour la croisade, laissant leurs épouses qui furent infidèles, et comment Dieu, pour les punir de n'avoir pas su loyalement garder le pacte conjugal, les changea en trois énormes rochers à l'heure précise où Jérusalem était prise d'assaut.

Les quatres fils Aymon
Les 4 fils Aymon poursuivis par l'armée impériale arrivent au sommet du rocher qu'on a, depuis, appelé la roche à Bayard et qui, à cette époque n'était pas encore séparé du reste de la montagne comme il l'est aujourd'hui.
-- A leurs pieds l'abîme, la meuse grondante et profonde. Derrière eux et les serrrant de près, plus de mille chevaliers la lance en arrêt ! plus d'espérance !
-- Vive Dieu s'écriait déjà Charlemagne, enfin je les tiens les louveteaux.
-- Les quatre frères, ensemble, ont enfoncé leurs éperons d'or dans les flancs de leur monture. Bayard a levé sa tête fière, s'est ramassé sur ses quatre pieds. Il bondit comme un cheval ailé et il va retomber tranquillement, de l'autre côté de la meuse, pendant que les 4 frères se signent et remercient Notre Dame

que pensez vous des Ardennes